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Ce texte a été écrit en Juin 2013. Il donne les grandes lignes de l'évolution de l'histoire-géographie avant la mise en place de la réforme du collège.

Les formations CEPEC sur le thème de l'Histoire-Géographie : 

Collège et lycée

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Les formateurs du Groupe de Recherche en Histoire-Géographie (GREGH) du CEPEC vous donnent leur point de vue sur l'évolution de leur discipline, sous la houlette de Carole Bournac.

L’Histoire-Géographie fait sa révolution

La mise en place  en 2008 de la réforme des programmes d’Histoire, de Géographie et d’Éducation civique ; Éducation civique juridique et sociale au Lycée ; se justifie par les changements qui affectent le monde, l’évolution de la société et les mutations que connaissent le Collège, le Lycée et les disciplines. L’enseignement de l’Histoire et de la Géographie participe de cette évolution, tout en conservant des permanences dans ses pratiques et ses modèles conceptuels fondateurs. Les nouveaux programmes, tant au Collège qu’au Lycée, s’appuient sur les acquis des élèves et se situent dans la continuité de leur scolarité. Cependant le monde tourne et les disciplines tournent avec lui. Face à l’instantanéité et l’incessante diffusion des images et des informations le rapport au temps s’est modifié. De même le contexte de mondialisation et de globalisation modifie le rapport à l’espace et au territoire.

Les nouveaux programmes visent à donner du sens à ces évolutions par l’intermédiaire de documents qui permettent une mise en intrigue du passé mais aussi l’exercice de l’esprit critique en interrogeant la finalité du document. Ils visent également à donner des cadres à des élèves qui ne pratiquent plus un mais des territoires et sont confrontés à des identités multiples et changeantes. Pour faciliter la compréhension de ces changements par les élèves, le professeur dispose de nouvelles démarches. Les attentes disciplinaires sont explicites grâce au Socle commun de compétences au Collège et les objectifs d’apprentissage du Lycée qui présentent les capacités et les méthodes que doit acquérir le lycéen au cours de sa scolarité. Les nouveaux programmes prennent également en compte l’évolution de l’historiographie et de l’épistémologie pour intégrer les nouveaux concepts disciplinaires.

L’Histoire et la Géographie font également leur révolution numérique en intégrant pleinement dans leur démarche les technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement – TICE –. La continuité annuelle du programme est favorisée – tant en Histoire qu’en Géographie – par des fils conducteurs communs à l’ensemble des thèmes du programme et abordés par l’entrée concrète en Histoire ou l’étude de cas en Géographie. Enfin, l’Histoire et la Géographie sont loin de rester isolées dans leur enseignement. Des liens transdisciplinaires, notamment par le biais de l’Histoire des Arts, permettent un enseignement moins compartimenté sans toutefois diluer les disciplines. Un tel bouquet de nouvelles démarches visent à accroitre l’autonomie des élèves, individualiser davantage l’enseignement et répondre aux finalités civique, intellectuelle et culturelle de l’Histoire et de la Géographie.

De nouvelles démarches…

Présentation des programmes du cycle Terminal

Depuis la réforme des lycées de 2010, les nouveaux programmes des classes de Première et de Terminale générales optent pour une approche thématique de l’histoire-géographie. Centrés sur le XIXe et le XXe siècle en classe de Première, les différents thèmes permettent de problématiser les leçons autour des régimes totalitaires en histoire, ou encore des territoires ultramarins en géographie. Les élèves de Terminale ont l’occasion d’aborder des thématiques originales plus transversales à l’image des « chemins de la puissance » des Etats-Unis depuis 1918 ou encore des grandes aires continentales en géographie, pour se forger une culture générale plus large mêlant histoire et géographie, indispensable pour l’enseignement supérieur.

La réforme du baccalauréat est également l’occasion de proposer deux exercices méthodologiques complets : la composition et l’étude critique de document(s). Dans un premier temps anticipé en classe de Première pour la filière scientifique, l’épreuve écrite d’histoire-géographie est rétablie en classe de Terminale pour toutes les filières dès la rentrée 2014.

L’enseignement de l’histoire et de la géographie au cours du cycle Terminal vise à faire acquérir des savoirs et des savoir-faire indispensables à l’autonomie des élèves et à l’ouverture d’esprit sur leur histoire et le monde qui les entoure.

L'entrée concrète

Autrefois utilisé comme l'illustration d'un modèle énoncé par l'enseignant, l'exemple  est, désormais, l'élément organique de la démarche inductive qui place l'élève « au centre des apprentissages ». Par cette « entrée concrète », celui-ci peut désormais s'emparer d'un objet historique sans qu'il ait été transformé par le point de vue de l'adulte. Ce dernier fournit, certes, une technique d'analyse, une démarche, mais il laisse à l'apprenant le rôle d'initiateur de son propre savoir.

De même, en choisissant l'exemplarité locale (sites gallo-romains, cathédrales, manufactures, monuments aux morts...), il est possible de générer et d'utiliser cette fameuse familiarité qui manque trop souvent aux enseignements. L'élève « touche », au sens propre comme au figuré, la matière historique.

Utilisé dans le cadre de l'histoire des arts, l'entrée concrète permet aussi de faire « résonner » une œuvre dans plusieurs matières, devenant ainsi un puissant vecteur  d'interdisciplinarité.

Enfin, le choix de personnages, patrimoniaux ou au contraire inconnus des élèves, permet d'incarner cette matière qui redevient alors ce qu'elle est vraiment ; une science humaine.

L’étude de cas 

Introduite au collège dans les nouveaux programmes (BO du 28 aout 2008) puis au lycée (BO du 29 avril 2010) cette nouvelle démarche pédagogique qu’est l’étude de cas constitue une des principales innovations dans l’enseignement de la géographie.

Elle est conçue en deux temps : une première phase de travail porte sur l’étude d’un corpus documentaire, une seconde sur la mise en perspective.

La démarche de l’étude de cas est inductive. L’objectif est de partir de cas concrets, en prise avec le réel, pour construire avec les élèves un savoir.

Par opposition à une géographie qui partirait de la théorie et l’illustrerait au besoin par des exemples, il s’agit de mener les élèves à réfléchir à partir de situations précises pour construire un savoir plus large, un savoir transférable à d’autres espaces, à l’échelle mondiale. L’étude de cas est première, centrale et se structure autour d’un ou deux questions problèmes. La mise en perspective est essentielle car elle permet de contextualiser les notions mises en évidence par l’étude de cas et lui donne du sens.

L’étude de cas offre plusieurs intérêts : elle permet d’initier l’élève au raisonnement géographique, elle place l’élève en position active  et lui permet de maitriser progressivement les capacités du programme « localiser, situer, décrire, expliquer ».

Comment concevoir son enseignement avec un itinéraire HDA ?

La HDA a révolutionné nos pratiques en abordant des supports qui nous ont permis de donner du sens à notre enseignement.

Enseigner les JO à Olympie avec l’étude de céramiques, les conditions de vie des tranchées avec la Chanson de Craonne, la Guerre Froide avec des Comics , l’organisation du travail dans les années trente avec Charlie Chaplin et les Temps modernes., la guerre d’Algérie avec une BD.

Selon le BOEN spécial N°6 du 28.08.2008 la HDA : Histoire des arts met en œuvre différentes capacités :

Identifier la nature de l’œuvre.

Situer l’œuvre dans le temps et dans son contexte et en expliquer l’intérêt historique

-Donner du sens

Décrire l’œuvre et en expliquer le sens, distinguer les dimensions artistiques et historiques de l’œuvre d’art ( cinéma de propagande par exemple , quand l’artiste est au service du pouvoir)

C’est l’occasion de travailler en interdisciplinarité de manière transversale.

De nombreux outils ont vu le jour afin de nous apporter les sources et études nécessaires à cet enseignement.

Dossier d ’accompagnement Eduscol thème transversal : les arts, témoins de l’histoire du monde contemporain Histoire troisième.

Pistes intéressantes et surtout pièges à éviter.

Par exemple le site Histoire des Arts ( Eduscol) Portail national des ressources et le Vademecum 2011-2012.

Excellent outil pour naviguer sur les sites interdisciplinaires dédiés à l’Histoire des Arts, une rubrique spécialisée dans l’actualité permet de visiter, consulter des centres de documentations , des expositions à thèmes.

L’analyse de tableau inclut des études nouvelles ( janvier 2013) par exemple sur la cour de Louis XIV, l’autorité de Louis XIV, la Bataille de Dunkerque en photos( valeur documentaire et symbolique).

Une rubrique exposition du mois permet d’accéder à des expos en ligne. Les sites de INA.fr sont à notre disposition , les revues TDC, le site de l’académie qui met en ligne les différents travaux exposés par les collègues lors des formations .

L’évaluation en histoire géographie

L’évaluation en histoire-géographie a connu de réelles mutations au XXI° siècle avec le socle commun de connaissances et de compétences. La mutation s’est faite lentement car il fallait se poser la question : quelles compétences en HG et éducation civique ?

En 2013, cette évaluation par capacités prend forme. Elle s’appuie sur les  compétences du socle suivantes :

·         C1 : maîtrise de la langue

·         C4 : la maîtrise des TICE

·         C5 : la culture humaniste

·         C6 : les compétences sociales et civiques

·         C7 : l’autonomie et l’initiative

La mutation de l’évaluation s’est accompagnée d’outils indispensables :Des grilles d’auto-évaluation construites par les enseignants

Une analyse fine des capacités inscrites dans les programmes du collège dans le Vade-mecum des capacités tout à fait transposable au lycée.

L’évaluation formative pratiquée au cours de nos séances a permis de s'interroger sur les verbes d’action utilisés dans nos questionnaires.

L’évaluation certificative a été modifiée pour le DNB et les épreuves du bac.

En ce qui concerne le DNB, l’évaluation se fait sur les 3 matières de la discipline avec des questions portant sur les connaissances sur l’ensemble du programme de Troisième et une analyse de document dans chacune des matières, un développement construit en réponse à une question en histoire ou en géographie. Il faut remarquer aussi l’introduction d’un travail cartographique en géographie. Enfin les repères spatiaux et chronologiques ne sont pas sujets à des exercices à part mais intégrés au questionnaire dans chaque matière. Les élèves sont chargés de donner du sens à ces repères.

Au baccalauréat, les exercices sont d’une part la composition, d’autre part la réponse à une consigne en s’appuyant sur un ou deux documents et le croquis ou le schéma cartographique.

Aujourd’hui l’évaluation certificative en histoire géographie est d’abord centrée sur les connaissances, donc sur du bachotage,  mais les évaluations sommatives, ciblées sur une capacité permettent à l’élève de mieux comprendre ce qu’il est capable de réaliser et de pointer ses difficultés.

Les formateurs du CEPEC vous conseillent également de consulter en ligne l'excellent dossier réalisé par l'Inspection pédagogique  (IPR) de Grenoble : Enseigner l'histoire-géographie et l'éducation civique : principes généraux et conseils 

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